Les Prix de L’immobilier britannique vers le haut
La pénurie de logements tirent les prix de l’immobilier britannique vers le haut
La crise de l’immobilier britannique est-elle terminée ? C’est ce que pourraient laisser penser les dernières données publiées par Rightmove. Selon le site de petites annonces immobilières, les prix de mises en vente des logements anciens britanniques, c’est-à-dire observés avant négociation, ont progressé de 3,2% entre janvier et février. Sur un an, ils affichent désormais une hausse de 6,1%.
Il n’empêche, le rebond des étiquettes s’explique essentiellement par la pénurie d’offre de logements. Ce phénomène, qui s’aggrave depuis plusieurs mois, est particulièrement marqué à Londres, où le prix moyen des logements proposés vient même de battre un nouveau record, à 428.000 livres sterling, soit environ 493.000 euros.
Compte tenu des perspectives économiques mitigées, Rightmove maintient par ailleurs des prévisions prudentes. Le groupe estime qu’une hausse des prix d’une telle ampleur ne se réitèrera pas dans les prochains mois. Le faible nombre de prêts immobiliers accordés par les banques ainsi que le maintien du chômage à un niveau élevé risquent en effet de peser sur la demande tout au long de 2010.
Immobilier : acheter à Paris, à Londres ou à New York ?
Immobilier : acheter à Paris, à Londres ou à New York
Avec la crise et l’euro fort, l’immobilier a été beaucoup plus abordable à Londres et à New York, l’an dernier. Les prix remontent, mais de belles opportunités existent encore, selon le groupe Barnes. Les prix dans les trois capitales.
Les temps ont changé. L’immobilier comme le reste de l’économie vit désormais à l’heure de la mondialisation. “Il y a 20 ans, le bon bourgeois parisien achetait des studios pour ses enfants dans les 16 et 17 arrondissements et éventuellement à Neuilly. Désormais, il opte plus volontiers pour Londres, New York ou Genève, où ses enfants ont effectivement plus de chance d’aller étudier”, explique Thibault de Saint Vincent, président du groupe d’immobilier de luxe Barnes. Outre ce phénomène sociologique, la faiblesse des monnaies américaines et anglaises par rapport à l’euro a également permis aux acquéreurs de faire quelques bonnes affaires et de gagner au maximum sur le change en 2009. A en croire les spécialistes de chez Barnes, Londres n’a jamais été aussi abordable pour les Français, et New York, où les prix ont recommencé à grimper, recèle de belles opportunités. Tour d’horizon.
Paris : le haut de gamme à des prix rarement inférieurs à 10.000 euros le m2
Sur l’immobilier de luxe parisien, les prix qui avaient chuté de 10% environ pendant la crise, restent cependant un à un niveau élevé. Ils sont en train de se stabiliser à ce haut niveau, voire repartent à la hausse dans certains endroits, selon les spécialistes du groupe Barnes. Outre les appartements d’exception, où les prix ont même atteint 51.000 euros le m2 l’an dernier (dans le 7ème quai Anatole-France, lire sur ce thème notre article “Immobilier haut de gamme : les appartements les plus chers de Paris”), les appartements parisiens de qualité et en étage, ont “rarement été proposés en 2009 à moins de 10.000 euros/m2, explique Thibault de Saint Vincent, président du groupe Barnes. Dans les lieux les plus recherchés, essentiellement rive gauche, un appartement rénové avec une vue dégagée se négocie entre 15.000 et 20.000 euros/m2″.
Les prix de quelques ventes de prestige à Paris et Neuilly
Trois exemples à Paris : 2 transactions quai Anatole-France (75007) à 51.000 euros/m² et 50.000 euros/m² ; une transaction 18-20 rue Guynemer (75006) à 25.500 euros/m² et une autre 53 avenue d’Iéna (75116) à 22.000 euros/m².
Les trois plus importantes transactions de Neuilly : Bd Commandant-Charcot à 13.500 euros/m² ; Bd Maurice-Barrès à 16.100 euros/m² et Bd Commandant-Charcot à 15.300 euros/m².
Londres : des prix à peine 20% plus cher qu’à Paris
Pour le commun des mortels, Londres reste une ville très très chère. Pourtant les spécialistes du groupe Barnes assurent que le situation est “historique” : les prix de l’immobilier haut de gamme n’auraient jamais été aussi accessibles, pour les Français notamment. “Actuellement l’immobilier de qualité se négocie à 20% de plus qu’à Paris, alors que traditionnellement la capitale britannique est plutôt deux fois plus coûteuse, explique Richard Tzipine, directeur général du groupe Barnes, il faut remonter dix ans en arrière pour retrouver un écart de prix aussi faible”.
Les explications tiennent en deux mots : la crise qui a touché Londres de plein fouet et la faiblesse de la Livre Sterling par rapport à l’euro. La crise d’abord. “De septembre 2007 à septembre 2009, les prix ont baisser entre -25% et -35%”, explique-t-on chez Barnes, si on y ajoute l’avantage monétaire lié à la faiblesse de la Livre par rapport à l’euro, on pouvait effectivement faire de belles affaires. Quid de la reprise ? De septembre 2009 à février 2010, “les transactions sont reparties à la hausse et les prix aussi à hauteur d’environ +10%”, note Thibault de Saint Vincent. Quant au taux de change, il reste favorable, mais “la Livre Sterling n’a cessé de remonter en 2009 et début 2010 et elle pourrait continuer sur cette voie”, fait valoir Régis Begué, responsable de la gestion actions chez Lazard Frères gestion.
Les prix dans quatre quartiers de Londres
Knightsbridge : 16.000 euros/m2 ; Chelsea : 14.000 euros/m2 ; South Kensington : 13.000 euros/m2 ; Fulham : de 7.000 à 8.500 euros/m2.
New York : encore quelques belles opportunités à saisir
Le marché new yorkais montre des signes sérieux de reprise, “entre juin 2009 et janvier 2010, le nombre de transaction a progressé de 55%, en raison notamment de l’arrivée de européens sur ce marché, qui ont voulu profiter de l’euro fort à 1,50 dollar”, explique Thibault de Saint Vincent. Du coup, les prix ont suivi, “au 1er janvier, ils sont en hausse de 7% par rapport au trimestre précédent, mais encore inférieurs de -8% par rapport au 1er janvier 2009″. Pour l’heure, les spécialistes du groupe Barnes sont satisfaits “certains vendeurs ont besoin de cash et les promoteurs sont prêts à faire des efforts pour achever la commercialisation de leurs buildings”, ce qui leur aurait permis, dans un immeuble de Manhattan de très bonne qualité et bien situé, de négocier les prix à la baisse de 30% (560.000 dollars pour un studio de 45 m2, 900.000 dollars pour un appartement avec une chambre et 1 million de dollars pour un logement de deux chambres). Mais avec un dollar qui remonte (1,35 euros début janvier) et les bonnes affaires qui se tarissent, la grosse pomme pourrait perdre rapidement de son éclat.

